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1 - L'impact sur les activités économiques

L’économie est aussi touchée par ces épidémies de peste. Le commerce est perturbé et les commerçants sont directement touchés par ces phénomènes. En effet, le fort taux de mortalité et la fuite des habitants ont entraîné une importante perte de main d’œuvre et donc une baisse de la productivité pour certaines activités. Les propriétaires des terres les moins riches sont quant à eux forcés d’abandonner leurs domaines et les commerçants qui n’ont pas les moyens d’augmenter les salaires finissent ruinés.

De plus, la peste coûte cher aux villes du Rouergue, en 1630 à Rodez l'épidémie coûtera 35 000 livres en frais et emprunts, en même temps à Villefranche de Rouergue, le montant s'élève à 37 000 livres. En 1664, la dette s'élève à 135 000 livres. L’endettement freine alors une reprise économique et une récupération après la maladie.

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2 - La réaction des autorités politiques

Les Consuls du département du Rouergue ont dû réagir très rapidement aux problèmes que pose la peste pour éviter une propagation de celle-ci mais aussi pour protéger les habitants des villes et des villages de ce fléau.

Les foires qui sont des vecteurs de sociabilité et de ressources des villes seront règlementées voire supprimées dans certains cas. En 1529 la foire de septembre à lieu en dehors de la ville de Rodez afin d’éviter toute contamination intérieure.

Les marchands venant de lieux contaminés ont l’interdiction de participer aux foires. Au XVIIe siècle, c’est une grande nouveauté qui va apparaître. En effet, tous les participants à la foire doivent avoir en leur possession un billet de santé. Il atteste que la personne n’est pas contaminée par la peste et qu’elle ne vient pas de villes touchées par la maladie. Toute personne n’ayant pas ce billet dans la foire de Saint André en 1627 ne pourront pas y accéder. C’est aussi mais le cas à Espalion, Laguiole ou Entraygues.

 Les Consuls mettent en place des postes afin d’organiser et de venir en aide à la population touchée par la peste. Le capitaine de guet devient le capitaine de santé et doit surveiller les portes, faire régner l’ordre, vérifier que les habitants nettoient la rue mais aussi s’occuper des pestiférés en cas de peste. Il tient ainsi un rôle important pour la ville.

Cependant ce métier n’est pas sans risque comme en témoigne cette citation en vieux français. « Les consuls de Villefranche doivent conserver la ville par le moïen de soldats s’estant trouvé en avoyr trente deux le soir et le lendemain n’en rester que troys et l’ung d’iceulx malade et les autres mortz de la maladie contagieuze »

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3 - Les avancées techniques

Durant les épidémies de peste, de nombreuses techniques étaient mises en place pour essayer de remédier au fléau. Certains médecins ont compris les causes de propagation de la peste et ont essayé d’éviter la transmission de celle-ci. Des techniques ont été appliquées mais cela reste tout de même subjectif car les grandes avancées en France n’arrivent qu’au XVIIe siècle dans les grandes villes.

Durand de Monlauzeur, un médecin rouergat, avait compris que la peste était une maladie contagieuse qui se transmettait d’homme à homme.

De plus, l’hygiène est mise en cause par les médecins et l’hygiène corporelle va être conseillée. Le docteur Fualdez conseille qu’« Il sera bon de laver le visage, les poignets des bras et les tamples ».

 En 1619, Charles de Lorme, le médecin de Louis XIII invente un costume protecteur de la maladie de la peste. La tête est en forme de bec et l'intérieur de celle-ci est rempli d’herbes et de parfum afin de ne pas inhaler l'air des villes et donc un air contaminé par la maladie. Un manteau et des bottes étaient aussi intégrés dans la tenue.

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