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Le départ des Allemands

En France, les Allemands commencent à se sentir très sérieusement menacés par le débarquement en Normandie le 6 juin 1944. Celui-ci est annoncé à Rodez gràce à des tracts envoyés par avions au dessus de la ville le 21 juin 1944, est dont nous pouvons voir un exemplaire ci-dessus.

Le 18 août, Rodez est libérée ; le 23 août 1944 c’est tout le département.

 

Les Allemands ont procédé à des exécutions de ceux qu’ils avaient emprisonnés. Ils n'hésiteront pas non plus face à leurs défaites, de procéder à des exécutions sommaires d'innocents.

Ainsi, ils perpètreront le massacre de Sainte-Radegonde le soir du 17 août 1944.

Les photographies que nous pouvons voir plus haut montrent la violence de cet événement. 30 Résistants, sont amenés par camion sur la butte du Larzac où ils seront exécutés.

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L'arrivée des résistants

Quant aux résistants, ils investissent les villes et quittent leur maquis dès le départ des Allemands,comme le montre cette image de l'entrée des Résistants dans Rodez le 18 août 1944.

Les résistants entreprennent des recherches pour retrouver ceux qui ont trahis les leurs. L'enjeu de la guerre se rejoue dès lors au moment de la Libération. Ainsi, les Résistants aveyronnais procèderont à 63 exécutions sommaires parmi les collaborateurs anticipant les procès de justice de guerre qui auront lieu à travers le monde dans les années suivant la Libération.

 

Les résistants, voire même la population, n’hésitent pas non plus à humilier publiquement les femmes qui ont eu des relations intimes avec l’occupant et qui ont pu, parfois se livrer à une collaboration active. 

La population veut oublier au plus vite la collaboration. Des procès de collaborateurs  - 86 recensés en Aveyron- se tiendront dans les mois voire un ou deux ans, au plus, après le départ des Allemands. De nombreuses exécutions sommaires ont également lieu.

Par la suite, plus personne ne veut parler des collaborateurs.

Quant à la Résistance, c’est tout l’inverse. Le souvenir est au contraire très important pour montrer le courage des patriotes français et les victimes des nazis sont érigées en martyrs. De nombreux monuments sont créés un peu partout. Ainsi, sur la butte du Larzac au lieu-dit Arsaguet du village de Ste-Radegonde, où a eu lieu le massacre éponyme. L'article de presse paru le 18 août 1946 sur l'inauguration du monument aux morts de Sainte-Radegonde le précise.

 

 

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