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Les attentistes

Le département de l’Aveyron offre dès le début du régime de Vichy, son adhésion au Maréchal Pétain qui a appelé la France à cesser les combats et qui a signé l'armistice à Rethondes avec l'Allemagne le 22 juin 1940.

L’Aveyron est une terre conservatrice. Elle s'est donc ralliée au Commandement du Maréchal Pétain, lui permettant ainsi d'être positionnée dans la "zone libre", en marge des zones de guerre.

 

Les attentistes sont cependant majoritaires. S’ils adhèrent au régime de Vichy, c'est avec l'objectif de conserver leurs identités Française, aveyronnaise, rurale. Les Aveyronnais sont majoritairement anti-allemand, en raison des nombreuses et lourdes réquisitions effectuées dès le début de l’Occupation qui font vite basculer l’opinion des Aveyronnais en faveur de la Résistance.

 

 

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Les collaborateurs

Pétain a compté en premier lieu, sur les nombreux anciens combattants et les Ligues pour assurer une entière coopération et collaboration avec les Allemands.

En Aveyron, c’est la Légion française des combattants qui rassemble les vétérans et qui a beaucoup de succès. A spprimer, repris dans le paragraphe suivant.

Le gouvernement de Vichy décide de créer en janvier 1943 la Milice à partir du Service d’Ordre Légionnaire, qui rassemble environ 200 personnes. Collaborateurs, anti-communistes, antisémites forment donc les rangs de cette milice qui compte en France environ 30 000 hommes en 1943.

En Aveyron, quelques dizaines hommes rejoindront la Milice qui s’implante mal dans le département malgré les nombreux appels du Maréchal comme par exemple sur cette affiche.

L'objectif de la milice est

  • de lutter contre la Résistance
  • de traquer des Juifs ou des réfractaires au STO
  • de maintenir l'ordre.

 

 

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Les résistants

Il est difficile de parler de résistance en Aveyron avant l’invasion de la zone non occupée le 10 novembre 1942 et la mise en place du STO. Très peu d’hommes continuent le combat et ce, malgré l’appel du général de Gaulle. La mise en place du STO le 4 septembre 1942 poussera les jeunes Aveyronnais réfractaires dans les maquis.

 

L’émergence des mouvements de résistances est partie d’hommes seuls et isolés. Ils entrent progressivement en contact et commencent à s’organiser en réseaux. A la fin de l’année 1942, les premiers groupes organisés naissent et s'organisent autour de réunions communes.

 

Dans un premier temps, apparaît une forme de résistance sans violence, dite passive. Elle se traduit par exemple avec le fait de cacher du matériel. Les premières actions menées étaient des distributions de tracts dont nous avons un exemple ci-dessus, avec un tract du maquis sur la réquisition de biens par les troupes allemandes, mais aussi de journaux clandestins comme le journal Combat

Mais la Résistance ne s’arrête pas là. Pour s’approvisionner, les résistants attaquent des dépôts, des banques et des fermes. La plupart des hauts faits d’armes des maquis en Aveyron datent de 1944, comme par exemple l'attentat survenu en gare de Rodez le 16 janvier 1944, perpétré par des Résistants et dont nous avons un rapport du commissaire de police plus haut. .

A partir de juin 44, ayant eu l’information que le débarquement allié avait eu lieu, des maquis naissent partout en Aveyron.

 

Mais les acteurs de la résistance n’agissaient pas sans encourir de risques. Sous la menace constante de la dénonciation, ils risquent leur vie pour la Liberté de tous.

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