Presse

Les journaux du Villefranchois
Journal de l'Aveyron (1796-1944)
Bulletin d'Espalion (1838-1945)
Année

Un nouveau titre de presse est en ligne : le Bulletin d'Espalion.

Cette troisième opération est le fruit d’un triple partenariat entre : la Bibliothèque nationale de France, via son travail de coopération en lien avec Occitanie livre et lecture ; le Bulletin d'Espalion qui a mis à disposition une partie des collections numérisées et enfin les Archives départementales de l'Aveyron.

 

" Le Bulletin d'Espalion"

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En 1838, Pierre et Marie Goninfaure créent un bulletin d’informations qui devient le support des annonces administratives et judiciaires. Le premier numéro du Bulletin - Administratif et Judiciaire de l’arrondissement d’Espalion (Aveyron) est publié le samedi 21 juillet 1838. Les numéros suivants paraîtront le vendredi jusqu’en septembre 1841, puis le Bulletin sera publié le samedi jusqu’en 1958.

En 1839, au titre Bulletin est ajouté d’Espalion (Aveyron) sur une deuxième ligne jusqu’en juillet 1841, puis le titre change : Bulletin d’Espalion – Journal – Littérature, Administratif et Judiciaire. Le titre connaîtra plusieurs changements.

Pour remplir les deux feuillets, les annonces légales et les faits divers ne suffisent pas. Des articles de divers journaux pouvant intéresser les lecteurs espalionnais sont recopiés.

De 1840 à 1903, Henri Affre, (archiviste de l’Aveyron de 1862 à 1879) y raconte l’histoire de la ville.

Dans le numéro du 5 avril 1856, un feuilleton commence en bas de page. Selon l’actualité, il se poursuit sur une page voire deux ou trois. Des feuilletons écrits par des auteurs divers sont publiés de 1856 à 1882. Après quelques années d’interruption, les feuilletons réapparaissent de 1888 à 1891.

De 1863 à 1887, le temps est mentionné dans certains numéros, non pas les prévisions pour la semaine à venir, mais le froid intense, la neige abondante, les orages ou les sécheresses des jours passés. De 1888 à 1899, chaque semaine, le temps de la semaine précédente est décrit.

En 1849, suite au décès de Pierre Goninfaure âgé de 43 ans, le Bulletin d’Espalion paraît sous la responsabilité de Marie Goninfaure, et ce jusqu’en 1884. Marie Goninfaure décède le 18 janvier 1884 à l’âge de 77 ans.

 

De 1884 à 1911

Léon, leur fils, gère la publication.

Dans les numéros du Bulletin de mai 1896 à 1908 se trouve chaque semaine, en première page sous les titres, un bandeau qui annonce les « Horaires des voitures publiques d’Espalion à Rodez et retour » et les « Horaires du chemin de fer d’Orléans ligne de Rodez à Paris ». En juin 1908, avec l’ouverture de la ligne de chemin de fer, le Bulletin donne les horaires des trains de la ligne Espalion-Bertholène avec correspondance pour Rodez et Séverac.

Le 20 octobre 1906, le Bulletin change de format : les feuillets deviennent plus longs et la forme du titre change. Le mot « agricole » est ajouté : « Littéraire, Agricole, Administratif et Judiciaire de l’arrondissement ».

En janvier 1909, pour attirer l’attention des lecteurs sur les réclames, apparaissent les premières illustrations.

Le 15 janvier 1911, Léon Goninfaure meurt à 68 ans.

 

De 1911 à 1921

En 1911, Charles de Castelnau, avocat à Espalion, époux de Marie-Louise Goninfaure (fille de Léon), prend la direction du Bulletin. Charles de Castelnau apporte sa contribution signée à chaque numéro du journal.

Le 13 juin 1914, le mot « journal » est inséré sur la même ligne que « Littérature, Agricole, Administratif et Judiciaire de l’arrondissement. »

En août 1914, Charles de Castelnau est appelé sous les drapeaux. Le Bulletin n’a plus de directeur gérant, les ouvriers de l’imprimerie sont partis pour le Front. C’est Marie-Louise qui assure la publication. Au cours de ce mois d’août, le Bulletin paraît sur une feuille de petit format, n’importe quel jour de la semaine. Des Editions Spéciales sont également publiées.

Le samedi 22 août 1914, le Bulletin en deux feuillets reprend son édition normale jusqu’en janvier 1915. En février 1915, il n’a qu’un feuillet jusqu’en décembre 1918. Chaque semaine sont publiées les rubriques : « La guerre », les dépêches officielles de chaque jour ; « Morts glorieuses ». En 1917, cette dernière n’apparaît que lorsque des familles en font l’annonce.

Dans deux bulletins de décembre 1918, la rubrique « Paix » est signée C.C., les initiales de Charles de Castelnau rentré après 47 mois de captivité.

En 1920, dans le premier numéro de l’année, le Bulletin souhaite pour la première fois « Ses vœux de la nouvelle année à ses lecteurs ».

 

De 1921 à 1956

Le 8 janvier 1921, le Bulletin change de propriétaire. Le directeur gérant devient Joseph Boscary, cousin de Charles de Castelnau parti s’installer à Paris. Le fils de Joseph Boscary, Jean a 19 ans, il prend très vite la direction de la publication. En janvier 1924, le Bulletin publie le premier texte en occitan de Joseph Vaylet (1894-1982).

Le 9 septembre 1939, dans un article « La Guerre », le Bulletin annonce la cessation de sa parution. Pendant 9 semaines, il ne parait plus. Il reprend sa parution le 18 novembre 1939.

En novembre 1943 et jusqu’en 1952, le Bulletin perd dans son titre les mots « Journal judiciaire et de l’arrondissement » pour ne conserver que « Littérature, Agricole, Administratif et d’Annonces ».

En raison de la pénurie de papier, à partir de la seconde quinzaine du mois d’août 1943 et jusqu’en décembre 1950, les numéros sortent tous les 15 jours sur un feuillet.

 

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"Le Journal de l’Aveyron"

 du 21 décembre 1796 (1er nivôse an V) au 24 décembre 1944

abrégé historique

 

Le « Journal de l’Aveiron » [sic] connut bien des vicissitudes. En effet, s’il ne changea d’éditeur qu’une seule fois, en 1807, après une interruption de parution d’une vingtaine d’années environ, son titre, comme sa périodicité, varia à plusieurs reprises :

    - « Bulletin de l’administration et de la Société d’agriculture du département de l’Aveiron » : 1808-1809,

    - « Bulletin de l’administration du département de l’Aveiron » : 1809-1815,

    - « Bulletin du département de l’Aveiron » : 1815,

    - « Bulletin de l’Aveiron » : 1816-1832.

 

De même, ce journal en absorba deux autres :

    - « L’Aveyronnais » : en août 1891,

    - « Le Cultivateur de l’Aveyron » : en janvier 1900

et prit successivement le titre de :

    - « Journal de l’Aveyron et Cultivateur de l’Aveyron réunis » : du 1er janvier 1900 au 29 avril 1906,

    - « Journal de l’Aveyron et l’Aveyronnais réunis » : du 6 mai 1906 au 30 mai 1915.

 

 Sa graphie, quant à elle, se transforma, pour devenir celle que nous lui connaissons, en 1817.

 

Les directeurs s’entourèrent de rédacteurs spécialisés comme le baron de Gaujal (histoire), messieurs Amans Rodat et Charles Girou de Buzareingues (agriculture et économie), Amans Carrier (économie), Carrère aîné et Grandet (politique), F. Guirard de Montarnal, A. Auzouy, A. Séguret et Pons (justice), mais aussi de rédacteurs de renom tels que messieurs Henri et Baptiste Carcenac, fondateurs de l’usine de Salles-la-Source.

 

 Bibliographie :

  • Carrère, P. .- Le tricentenaire d'une imprimerie : 1624-1924.- A Rodez : de l'imprimerie de P. Carrère, 1924.- 1 vol. (111 p.) ; 23 cm.
  • Combes, Jean.- Le "Journal de l'Aveyron" sous la IIIe République : son organisation, son rôle politique.- Toulouse : [s.n.], 1959.- 1vol. (VIII-120 p.) ; 28 cm.

 

    

 

 

"Les journaux du Villefranchois"

du 2 janvier 1841 au 26 août 1944

abrégé historique

 

Les premiers hebdomadaires apparaissent à Villefranche-de-Rouergue au début du XIXe siècle. Deux «feuilles» réservées aux annonces judiciaires et aux publications légales sont absorbées par le «Le Narrateur». Le journal paraît sous ce titre du 2 janvier 1841 au 25 mars 1848, dans un premier temps. Durant cette période, il est imprimé et édité par son propriétaire : monsieur Hercule Cestan.

 

Après la Révolution de 1848, ce périodique change de titre ; il devient alors «le Journal de Villefranche». Monsieur Hercule Cestan en demeure le propriétaire et l’éditeur jusqu’à sa mort, le 25 août 1849. Sa veuve lui succède et reste associée à monsieur Prosper Dufour. Ils poursuivent tout à tour l’impression de ce périodique jusqu’au 31 décembre 1881.

Mais, lorsque monsieur Prosper Dufour décide de créer son propre journal : «La Gazette de Villefranche», madame veuve Cestan lui oppose un second « Narrateur ». Ces deux titres voient alors le jour à la même date, le 7 janvier 1882. Concurrencée par « Le Progrès » et le dit «Narrateur», «La Gazette de Villefranche » disparaît le 5 décembre 1891. Par contre, «Le Narrateur» réussit à affirmer sa position et continue à paraître sous ce titre jusqu’au 26 août 1944.

 Ces différents titres couvrent l’arrondissement de Villefranche-de-Rouergue tout au long du XIXe siècle.

Néanmoins, «Le Journal de Villefranche » est également diffusé hors du département, à partir du mois de janvier 1868. Quant au « Narrateur », il comprend vraisemblablement deux éditions, à partir du mois de janvier 1882. La première concerne aussi la Bassin Houiller de Decazeville et les cantons voisins du Lot et du Tarn-et-Garonne ; la seconde s’adresse à la région parisienne.

 Les rubriques sont variées. En témoigne plus particulièrement, au fil du temps, l’évolution du sous-titre du « Narrateur ».

De 1841 à 1848, les informations judiciaires sont prioritaires. Histoire et religion occupent chacune un quart du journal. Faits divers, mercuriales et jeux font l’objet d’une publication régulière. La rubrique sportive fait figure d’exception.

Le « Journal de Villefranche » se spécialise en matière d’informations judiciaire et agricole. Les rubriques histoire et politique (locale ou nationale) sont les moins importantes. Les chroniques locale et régionale donnent surtout des nouvelles administratives.

La « Gazette de Villefranche » se concentre surtout sur la religion et l’histoire. Peu de place est accordée à la politique nationale ou locale. Le journal donne à lire essentiellement des informations locales et des faits divers.

De 1882 à 1944, « Le Narrateur » se spécialise pour sa part dans les domaines de l’agriculture et de la littérature (publication d’un feuilleton, dès le début). La rubrique sportive progresse au lendemain de la Première Guerre mondiale pour devenir régulière à partir de 1922. Il en va de même pour les chroniques locales qui donnent des nouvelles administratives et informent de faits divers. Quant à la politique, les articles sont rares.

 

Bibliographie :

  • Delmas, Jean, Mottet, Philippe, [et al.].- Répertoire de la presse et des publications périodiques locales et régionales. Tome I, PER 1 à 1534.- Rodez : Archives départementales de l’Aveyron, 1983.- ISBN 2-86012-005-X.
  • Malaviale, Jean-Louis ; Lhez, Robert.- Le « Journal de Villefranche » et la presse d’arrondissement en Bas-Rouergue.- [S.L.] : [s.n.], 1963.

 

                           



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